
Diwan Le Guer
Nantes
Barman, puis technico-commercial, aujourd’hui formateur en IA. Sur le papier, trois métiers. En réalité, toujours le même.
J’ai commencé derrière un bar. On m’a formé à l’art du cocktail, et j’ai compris assez vite que le métier n’était pas de doser correctement. Le métier, c’était de comprendre ce que quelqu’un avait envie de boire alors qu’il n’arrivait pas à le dire, et de lui servir autre chose que ce qu’il avait demandé, en lui expliquant pourquoi.
Ensuite j’ai vendu des stores et des pergolas, en Gironde, comme technico-commercial. J’allais chez les gens.
Presque tous les clients voulaient leur store bien centré sur la baie vitrée. C’est logique, c’est ce qui est joli. Sauf que si la baie est plein sud, le soleil couchant passe sous la toile, tape dans le vitrage, et la pièce chauffe quand même. La bonne pose, souvent, c’est un store décentré. C’est moins beau. Mais c’est ce qui marche.
Mon travail, c’était de comprendre comment le client voyait son problème, puis de trouver les mots pour lui montrer que la bonne solution n’était pas celle qu’il avait en tête.
Je viens dans les entreprises et je forme les équipes à l’IA, sur leur métier. Je ne code pas chez mes clients : quand un projet demande du développement, j’oriente vers des partenaires techniques et je supervise.
Voir la formation en détailTout le monde promet de faire plus vite. Ce qui m’intéresse, c’est que les gens passent moins de temps sur ce qui les ennuie et plus sur ce pour quoi on les a embauchés. Un secrétariat qui ne ressaisit plus les mêmes informations trois fois, ce n’est pas un gain de productivité. C’est un travail plus intéressant.
Une bonne partie de mon travail consiste à dire à un dirigeant que l’IA ne servira à rien sur tel sujet chez lui. Je préfère perdre une vente que faire perdre de l’argent à quelqu’un qui m’a fait confiance.
Je ne suis pas développeur, et je ne prétends pas l’être. Je ne vends pas de logiciel, je n’ai aucun intérêt à vous pousser vers un outil plutôt qu’un autre. Je ne suis pas juriste non plus : je peux vous dire ce que le cadre européen impose, pas vous mettre en conformité.
Ce que je sais faire, c’est prendre un sujet que personne ne vous explique et le rendre clair, sur votre métier, avec vos mots.